Le jeune blessé lors de l'apéro Facebook de Nantes est mort


C'est premier accident mortel depuis la multiplication des apéros géants, lancés sur le réseau social Facebook, dont la première édition a eu lieu à Nantes en novembre 2009.
L'homme de 21 ans tombé accidentellement d'un pont en sortant de l'apéro géant de Nantes, organisé mercredi soir, est décédé jeudi en fin de matinée. Selon la police, le jeune homme a fait une chute de cinq mètres sur la tête, depuis le pont de la Rotonde de Nantes, dit Pont LU, qui surplombe des voies de chemins de fer. «Il était accompagné d'autres personnes qui avaient consommé de l'alcool durant la soirée», a indiqué la préfecture. «L'enquête qui sera conduite sous l'autorité de la justice permettra de connaître avec exactitude les causes du décès», a-t-on poursuivi de même source. Des analyses toxicologiques sont en cours. Les premiers éléments de l'autopsie ont démontré que le jeune homme, maçon de profession, avait succombé à la suite de traumatismes thoraciques et crâniens.
Pour les autorités, les apéros spontanés organisés sur le réseau social Facebook sont très difficiles à encadrer. La préfecture a dénoncé une «manifestation collective qui derrière sa représentation festive comporte un risque certain pour ses participants et pour ceux qui, à leur corps défendant, doivent le subir (riverains, commerçants...)». Ce rassemblement «a un coût élevé et a détourné d'importants moyens de secours pour traiter les conséquences des libations collectives. Il favorisé des conduites dangereuses. L'anonymat derrière lequel se dissimulent des personnes ayant appelé à ce rassemblement revêt un caractère d'autant plus irresponsable», a poursuivi la préfecture. Le coût pour la «collectivité» est estimé à «plusieurs dizaines de milliers d'euros».
Au total, le rassemblement de plus de 9.000 personnes, qui s'est poursuivi jusqu'à 4h30 du matin, a entraîné l'évacuation de 57 participants. Quelque 41 personnes ont été placées en gardes à vue pour trafic de stupéfiants, dégradations, vols, ivresses manifestes ou violences. Il n'y pas eu de dégradations majeures en ville. Environ 570 personnes avaient été mobilisées, dont 370 policiers et gendarmes, 101 sapeurs-pompiers, une cinquantaine de secouristes et autant d'agents municipaux.
